Le bruit, c’est même pas sorcier !

Réduire le bruit, c’est avant tout agir à la source ou sur sa propagation. C’est simple, mais un bruit qui ne s’émet pas, ou peu, n’a pas besoin d’être réduit. Il est donc essentiel de planifier la lutte contre le risque par une organisation logique des moyens d’action.

 

Agir en amont, des actions préventives

 

L’achat, la construction, la mise en place d’un nouvel aménagement sont des opportunités pour réduire le risque lié au bruit. La prise en compte du risque bruit est une étape incontournable dans la conduite de tout projet. Elle doit être intégrée dans le cahier des charges. En complément de l’élimination d’un risque, le coût est souvent réduit par rapport à une action corrective.

 

Au quotidien, des actions simples

 

Agir contre le bruit passe aussi par des actions simples et du bon sens. La maintenance des outils et des machines est une action à la fois fondamentale et incontournable dont va dépendre en grande partie la maîtrise du bruit.

 

Parmi les solutions multiples, il est également important de citer :

  • l’utilisation de silencieux
  • la suppression des fuites sur les réseaux d’air comprimé
  • le traitement des échappements pneumatiques par silencieux
  • le remplacement des éléments usés
  • la fixation en fermeture des carters
  • la réduction des chutes d’objets ou de pièces
  • l’amortissement des chocs métalliques

 

La maintenance tient un rôle important dans la lutte contre le bruit : il est essentiel de limiter les effets de l’usure, du déréglage ou des vibrations des machines sur les niveaux de bruit. Parmi les nombreux exemples, vous pouvez remplacer préventivement les éléments usés (roulement, pignons), vous préoccuper du resserrage,  de la lubrification. En résumé, veiller au bon entretien des matériels et remédier aux dysfonctionnements le plus tôt possible, c‘est aussi agir contre le bruit.

 

Il est ainsi nécessaire d’examiner chaque poste de travail séparément et de définir ce qui provoque le bruit.

 

Un exemple, la chute de pièces

 

Les chutes d’objets ou de pièces sont un exemple particulièrement intéressant parce que les solutions à y apporter sont nombreuses et parfois simples : on peut travailler sur la hauteur de la chute, son amortissement, utiliser des rampes qui guident, ou encore travailler sur les matières.

 

Quelques solutions simples peuvent alors être imaginées, démontrées par Thierry Becker, contrôleur de sécurité du Centre de Mesures Physiques de la Carsat Nord-Picardie.

Connaître les principes des actions correctives

 

Des principes physiques simples s’appliquent à la diffusion du bruit, particulièrement lorsque celui-ci est émis dans un atelier ou dans tout endroit clos :

  • Agir à la source en supprimant l’exposition aux sources bruyantes (par exemple, en plaçant en dehors des zones de travail des sources bruyantes comme les moteurs, compresseurs, pompes à vide,…).
  • Changer de procédé : par exemple, cisailler est moins bruyant que tronçonner,…
  • Agir sur la propagation du bruit : encoffrement, utilisation d’écrans, traitement acoustique des locaux sont des solutions techniques qui permettent de limiter l’exposition des salariés.

 

En accompagnement de la réglementation concernant le traitement anti réverbérant des locaux de travail, Stéphane Tirlemont et Thierry Becker, contrôleurs de sécurité au Centre de Mesures Physiques de la Carsat Nord-Picardie vous présentent ces principes en images en testant différentes configurations qui vous aideront à comprendre comment supprimer le risque.

 

En résumé ? Les principes :

 

1-      La propagation du bruit

2-      La réverbération

3-      L’encoffrement

4-      Le traitement acoustique , l’isolement et la correction

5-      Utilisation d’un écran, mais accompagné d’un traitement acoustique

 

Et les protections individuelles ?

 

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