« Prudence est mère de sûreté », le vieil adage s’applique parfaitement au risque amiante, ainsi que l’indique le slogan désormais célèbre « Pas formé ? Pas toucher ! ». Les différents rôles, les responsabilités de chacun impliquent de prendre des précautions, d’user de méthode, pour protéger la santé des salariés.

 La prise en compte du risque amiante, que ce soit lors d’opérations de désamiantage ou pendant les opérations de maintenance, nécessite une formation solide, une méthodologie adaptée, une approche encadrée.

 

Qui est concerné par l’obtention de compétences supplémentaires ?

Tout d’abord, le donneur d’ordre. Responsable de la santé et la sécurité de ses salariés, il l’est également pour les activités se déroulant en sous-traitance. Une méconnaissance ou une sous-estimation du risque amiante peut conduire à l’exposition occasionnelle ou répétée des salariés en charge d’opérations de maintenance au sein des immeubles dont ils assurent les réparations. Qu’il soit gestionnaire, maître d’ouvrage ou propriétaire, le donneur d’ordre doit comprendre et connaître.

 Parmi les interrogations que peut se poser le donneur d’ordre et auxquelles il doit être en mesure de répondre, nous en retiendrons deux principales :

  • « Quelles demandes à réaliser et auprès de qui ? Mon rôle vis-à-vis des différents métiers qui doivent intervenir ? »
  • « Quand j’ai obtenu le rapport d’un diagnostiqueur, quelle analyse critique ? Quelles mesures dois-je prendre ? »

 L’objectif étant de savoir établir un contrat clair et précis, mais également de demander le Repérage Avant Travaux.

 

Ensuite, les diagnostiqueurs amiante, opérateurs en repérage (intervenants) qui sont mandatés par les donneurs d’ordre et doivent clairement identifier le risque afin que les autres intervenants adaptent leurs travaux et leur méthodologie.

Ils doivent savoir repérer et prélever les matériaux susceptibles de contenir de l’amiante sans pour autant polluer.

 

Enfin, les différents corps de métiers[1] qui interviennent lors des opérations de maintenance, qu’ils appartiennent aux effectifs du gestionnaire ou d’une entreprise sous-traitante.

 Ils doivent savoir lire et utiliser le Repérage Avant Travaux afin de savoir comment travailler en sécurité face à la problématique amiante.

 page 6 Illus602

 Comment se former ?

« Tout travailleur susceptible d’être exposé à l’amiante au cours de son activité professionnelle doit, avant son affectation, être reconnu apte par le médecin du travail et bénéficier d’une formation à la sécurité spécifique, sanctionnée par une attestation de compétence. Seuls les organismes de formation certifiés par des organismes certificateurs accrédités peuvent la dispenser au personnel chargé des travaux de retrait ou d’encapsulage de l’amiante »[2].

En ce qui concerne les salariés intervenant en sous-section 4, le centre de formation auquel il est fait appel ne doit pas obligatoirement être certifié. Cependant, il doit répondre à certaines obligations réglementaires :

  • des contenus théoriques et pratiques sur plateforme pédagogique selon activité et rôle du demandeur,
  • des durées minimales de formation,
  • des modalités d’évaluations des compétences,
  • des informations portées sur l’attestation de compétence et la durée de sa validité (3 ans).

 page 6 Illus601

page 6 Illus601b

 Les formation du réseau prévention ?

INRS 

  •  Évaluer et prévenir les risques liés à l’amiante

Public : Ingénieurs, techniciens, fonctionnels « sécurité et santé au travail » et autres préventeurs d’entreprise.

Objectifs : situer la place des différents acteurs concernés par la prévention des risques liés à l’amiante, connaître les techniques de traitement et de dépose de l’amiante en place et les mesures de prévention afférentes aux chantiers, évaluer les risques et conseiller les entreprises.

Stage à dominante action.

 

OPPBTP 

  • Piloter un chantier contenant un lot amiante sous-traité
  • Réaliser des interventions d’entretien-maintenance sur des matériaux susceptibles d’émettre des fibres d’amiante (SS4)

 

[1] ascensoristes, carreleurs, couvreur-bardeurs, électriciens, façadiers, plâtrier-plaquistes, peintres, maçons, menuisiers, plombiers, chauffagistes, fumistes, installateurs de climatisation, poseurs de faux plafonds, solier-moquettistes, canalisateurs, terrassiers,…[1] Travail et sécurité n°743 – page 50 – « La formation des travailleurs exposés à l’amiante »

[2] Travail et sécurité n°743 – page 50 – « La formation des travailleurs exposés à l’amiante »