Les maladies professionnelles (MP) dénommées Troubles Musculo-Squelettiques continuent de croître année après année. Le combat contre les TMS se mène en entreprise. Les raisons de se mettre en action sont nombreuses, et la boîte à outils est ouverte.

TMS, où en est-on ?

Les TMS, ce sont 7.232 maladies professionnelles reconnues en 2011 en régions Nord-Pas-de-Calais et Picardie, soit 33 % de plus qu’en 2008. Le syndrome du canal carpien est la plus courante des pathologies (envi­ron 4 sur 10), les autres concernent l’épicondylite (coude) ou la tendinite de la coiffe des rotateurs (épaule), sans oublier les hernies discales au niveau des lombaires.

photo-accueilTMSDe nombreux secteurs d’activité sont touchés. Si on pense naturellement aux secteurs du bâtiment ou encore à ceux de l’industrie automobile, les services (aide et soins à domicile, nettoyage des locaux par exemple) ou encore la grande distribution ressortent particulièrement. Les conséquences sont importantes pour le salarié et pour l’entreprise.

 

Outre les conséquences médicales (douleurs et handicap), le salarié est exposé à des conséquences sociales cruciales (isolement, rupture de parcours et perte d’emploi).

Pour l’entreprise, la santé économique est en lien direct avec la santé des salariés. Si ces derniers souffrent au poste de travail, non seulement l’ambiance de travail se détériore, mais les résultats ne sont pas au rendez-vous, sans parler d’une hausse de la cotisation AT/MP.

Les facteurs de risque sont bien connus : gestes répétitifs, postures contraignantes, gestes réalisés en force, travail au froid, exposition à des outils vibrants, port de charges lourdes…

A cela s’ajoutent des facteurs liés à l’organisation du travail (intensification du travail, travail mal défini, polyvalence «bouche-trou»…) et aux risques psychosociaux (stress, peur de ne pas y arriver, carence dans le collectif de travail…) qui peuvent favoriser l’émergence des pathologies suscitées.

 

Que faire?

L’entreprise peut agir et réussir la prévention à condition d’inscrire l’action dans la durée et d’analyser les situations de travail réelles au sein d’un projet de prévention structuré. Réussir la démarche de prévention nécessite non seulement un engagement fort de la direction mais aussi une mobilisation des compétences en interne et en externe.

Le chef d’entreprise est responsable de la gestion du risque professionnel et la Carsat Nord-Picardie est là pour l’aider, tout en veillant en tant qu’assureur à l’équilibre financier du risque. Parti de ce constat simple, il n’est pas forcément compliqué de s’engager.

La Carsat Nord-Picardie est présente sur le terrain pour identifier les situations de travail à risque, et les ressources qui peuvent appuyer la démarche de l’entreprise. Elle est là également pour accompagner l’entreprise dans la gestion des conséquences liées aux atteintes à la santé des salariés et pour sensibiliser.