Une publication statistique pour comprendre la sinistralité et avancer en prévention

 

Permettant d’aider à cibler les priorités d’action en matière de prévention et d’enrichir les argumentaires pour convaincre à l’action, les statistiques (lien vers le document) des risques professionnels des salariés du Régime général sont mises à jour chaque année pour la région Hauts-de-France. En 2015, ces chiffres semblent dévoiler une stabilité de la sinistralité. Mais observe-t-on des disparités au sein des territoires et des secteurs d’activité ?

 

Accidents du travail : les secteurs accidentogènes

Dans un contexte de faible rebond de l’emploi, on enregistre en région Hauts-de-France un risque d’accidents du travail stable et toujours plus élevé qu’en France. La construction, les transports, l’entreposage, l’hébergement, la restauration, la santé et l’action sociale sont les secteurs d’activité où les accidents sont les plus fréquents en 2015. Parmi ces secteurs, certains sont également sur-exposés au risque de maladies professionnelles : il s’agit de la construction, l’hébergement et la restauration, auxquels on ajoute l’industrie.

 

L’évolution des territoires

Les territoires restent inégaux face au risque professionnel puisque les accidents du travail demeurent les plus fréquents dans le Pas-de-Calais et les moins fréquents dans la Somme. La stabilité du risque d’accidents du travail en région masque des disparités entre les départements, avec une amélioration en 2015 dans le Nord et le Pas-de-Calais et une dégradation de la sinistralité dans la Somme, l’Aisne et l’Oise.

 

Des troubles musculo-squelettiques toujours prédominants

 

 

L’indemnisation des maladies professionnelles est en recul de 2012 à 2015 en région mais ces pathologies professionnelles sont toujours plus fréquentes qu’en France. Les troubles musculo-squelettiques sont la première cause de maladie professionnelle. Toutefois les maladies de l’amiante et les surdités restent très présentes en Hauts-de-France, du fait du passé industriel de la région. A noter également une hausse continue des troubles psychosociaux, même si le volume n’atteint pas encore des proportions importantes.

 

 Des coûts en hausse !

 

Le coût direct des accidents du travail et maladies professionnelles poursuit sa progression. Celui-ci est au global proche pour les deux types de sinistres. En effet, les maladies professionnelles sont en région dix fois moins nombreuses que les accidents du travail mais elles sont dix fois plus coûteuses. Une fois rapporté à l’effectif salarié, le coût direct de la sinistralité s’avère le plus élevé dans la construction, dans les transports et l’entreposage ainsi que dans l’industrie.

 

Au-delà de ce résumé, retrouvez l’intégralité des données en téléchargeant la plaquette statistique 2015.

 

Contact : letizia.chiarore@carsat-nordpicardie.fr